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Etienne 2CV
Prolifique Emeline, merci de faire vivre ce blog et de montrer a tous les co-voyageurs la voie. De mon cote, je cherche aussi la Voie. Celle du milieu proposee par le Dalai-Lama et les tibetains de Dharamsala, celle de la baignade entre cobras et corps a demi calcines proposee par les Hindous de Varanasi, celle qui serpente dans les meandres de l adminsitration Indienne pour faire de ma voiture un taxi de luxe a Calcutta et faire ainsi de "4 roues sous 1 parapluie" une societe internationale (http://www.4roues-sous-1parapluie.com).
Salut les lecteurs du blog d’Etienne,
voilà un peu de lecture entre votre pause-café (-mais pas clope parce que maintenant c’est forbidden, bien que vous puissiez toujours aller dehors vous la griller et dragouiller en même temps la ptite stagiaire du 3ème), et votre réunion de 15h30.
Voici donc un petit flash-back sur notre escale en Syrie (alors qu’Etienne est déjà en Inde, on sait, on sait, mais on a pas eu le temps avant). A Palmyre très exactement, « oasis perdu au cœur du désert syrien » (allez hop, un peu de poésie), où nous sommes allés après Damas et le Monastère de Maaloula…
La route, toute droite en plein désert, a dû paraître à Etienne d’une grande banalité. Quant à moi, j’en frissonne encore… Car lecteurs, sachez-le, il ne fait pas bon être doublé par un poids-lourd syrien qui fonce à 140 Kms/heure, surtout à bord d’une frêle 2CV et surtout quand un autre poids-lourd syrien arrive à fond en sens inverse... Le « Salaire de la Peur » à côté, c’est Martine et son âne Cadichon !
280 Kms plus tard -et après avoir croisé quelques panneaux indiquant l’Irak à moins de 150 bornes-, nous voilà sains et saufs à Palmyre, ouf… Et Alleluia !
Après une nuit dans un hôtel bien miteux comme on les aime, (rrrh, ces vieux bobos du Routard qui ne remettent pas à jour leur fichu guide), tenu par un veilleur tout roux (ben oui, Etienne aime bien tout ce qui est roux) et édenté (ça, je crois qu’il aime moins), la Cité Antique, avec ses beaux portiques corinthiens au milieu d’une mer de sable, s’offrait enfin à nous…
Aah… Palmyre ! Comment l’évoquer sans songer à sa belle et célèbre reine Zénobia, qui gouverna cette ville sous l’Antiquité… (Là, je fais bien attention au processus d’identification, déjà que j’ai mis une dizaine d’années à réaliser que je ne serai jamais Sissi impératrice).
Une visite du musée et une belle balade au milieu des ruines plus tard (en essayant évidemment de nous incruster à des touristes français, accompagnés, eux, d’un conférencier) nous voilà tout en haut d’un château arabe du XIIIème siècle, qui domine Palmyre et où la vue était –paraît-il- époustouflante. (Dommage que je sois restée bien calée dans le siège-auto arrière de chez Rossi, garée derrière le château parce que j’avais trop froid !)
De notre escale à Palmyre je garderai encore bien d’autres souvenirs. Pour vous en livrer quelques-uns en vrac tout de même (sinon pourquoi écrirai-je sur ce blog ?) : ce tajine trop bon au fond d’un restau berbère-kitch où des photos du dictateur (Bachar El-Assad pour les plus cultivés d’entre vous), côtoyaient celles d’un Zizou au top de sa forme.
Ou encore ce pique-nique épique préparé par Etienne (à base de poulet écrasé dans du pain plat et sauce bizarre, et moi qu’avais la nausée… Mmmh…) avalé à califourchon sur d’ancestrales vestiges au milieu des ruines.
Ou ce pittoresque coup de fil de la non moins belle Halima* à Etienne sur son portable, qui provoqua chez nous un bon fou-rire, tant il est vrai que ce « numéro privé » qui l’intriguait tant se révéla être une savoureuse surprise… (Halima coincée sur le palier de la rue Moncey, sonnant à tous vents et appelant Etienne, -parti depuis 6 mois et à 7000 Kms- pour qu’il vienne la délivrer)
Halima, Zénobia, toutes deux des reines à leur manière…
Bon, je laisse maintenant notre Etienne (multi-)national nous écrire les impressions de son arrivée en Inde, nous renseigner sur l’état et l’avenir de Mademoiselle Rossi, et enfin mettre une photo de Juju sur le blog.
Bécots.
Meline.
* Définition de Halima : adorable Halima par ailleurs, qui s’occupe de faire en sorte, une fois par semaine pendant 4 heures, que l’appart des ptis gars de la rue Moncey ressemble à quelque chose, et qu’eux-mêmes ressemblent à quelque chose avec des chemises repassées.
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